Résidence de création en Guadeloupe – Creative residency in Guadaloupe

(English version below) Pianocean est bien arrivé en Guadeloupe ! Cette semaine, je vais travailler avec quatre artistes guadeloupéennes autour de Frag’île.
Ce projet s’inscrit dans la continuité de Pianocean, que je mène depuis près de dix ans à la rencontre des cultures et identités insulaires. Chaque escale nourrit mon écriture. Les rencontres, les paysages et les récits deviennent des traces sensibles qui relient les îles entre elles, comme une communauté marquée par la même fragilité et la même beauté. Avec Frag’île, je compose à partir de ce que je vis sur ces territoires : la force de la mer, l’érosion, les transformations, et la manière dont cela résonne avec nos propres vulnérabilités. Mes chansons parlent de ce lien entre les îles et les êtres humains, de résilience, d’ancrage et de mouvement, de ce qui change autour de nous et en nous.

Pour cette première résidence en Guadeloupe, Pianocean s’entoure de quatre artistes dont les univers, à la fois singuliers et profondément ancrés, entrent en résonance avec ce thème.

Jessica Laguerre est une photographe guadeloupéenne dont le travail, à la frontière entre commande et création, explore avec finesse les liens sensibles entre corps, geste et paysage. Formée à l’INA en 2019 après une reconversion professionnelle, elle développe une écriture visuelle habitée par la poésie, le silence et une forme de révolte douce. Depuis sa première exposition au Festival Bleu Outremer la même année, elle porte une attention particulière aux failles, à l’invisible et à la fugacité. Son travail questionne également la faible visibilité des femmes photographes en Guadeloupe, un engagement qui traverse ses recherches et ses créations. En 2023, elle réalise Muette, un court-métrage dénonçant les violences sexuelles, puis poursuit son parcours au fil de résidences, notamment à Sainte-Lucie en 2024. Aujourd’hui, sa recherche devient plus introspective, et la nature y apparaît comme un espace de transformation et de métamorphose.

D’origine guadeloupéenne, Leedyah Barlagne tisse un parcours riche et sensible entre chant, percussions et transmission. Artiste complète, elle explore avec passion les multiples formes du spectacle vivant et se déploie dans des créations mêlant danse, théâtre, musique et arts acrobatiques. Chanteuse lead à la voix à la fois douce et affirmée, elle possède cette singularité rare de s’accompagner elle-même au cajón et au ka, dévoilant compositions et reprises dans un univers puissant et organique. Sa musique se situe à la croisée des rythmiques caribéennes et des influences soul-jazz, entre ancrage profond et liberté d’improvisation.

Dori Selesprika, artiste guyanaise inclassable, évolue entre les formes et les disciplines avec une grande liberté. Auteure de poésie, de théâtre, de fictions, de chroniques et de chansons, elle est aussi interprète poétique et dramatique. Sa parole, souvent habitée par les questions de mémoire, d’identité et de territoire, traverse les frontières entre l’intime et le politique. Sur scène comme dans l’écriture, elle donne corps aux mots, les rend vivants, vibrants, nécessaires.

À leurs côtés, Estéfanni, chanteuse, apportera sa voix comme un fil sensible entre les mondes. Son interprétation, marquée par l’émotion et la sincérité, s’inscrit dans cette recherche d’un langage commun, capable de dire l’île dans ses nuances, ses blessures et sa beauté.

Ensemble, ces artistes feront de Frag’île un laboratoire vivant, où les regards se croisent, les pratiques dialoguent et les sensibilités se répondent. Photographie, voix, musique, poésie : autant de manières de raconter l’insularité autrement, loin des clichés, au plus près de ce qui tremble et de ce qui tient.

Une résidence en collaboration avec l’AARC

Un projet soutenu par Créative Europe dans le cadre du projet SEA – Sailing Export of Arts


Creation residency in Guadeloupe: I’ll be working with four Guadeloupean artists around Frag’île.
This project continues the journey of Pianocean — a sailing project with a piano on board — that I’ve been developing for nearly ten years, exploring island cultures and identities. Each stop feeds my writing. The encounters, landscapes and stories become sensitive traces that connect islands to one another, like a community shaped by the same fragility and beauty. With Frag’île, I compose from what I experience in these places: the strength of the sea, erosion, transformation, and how all of this echoes our own human vulnerabilities. My songs explore this deep connection between islands and people — resilience, anchoring and movement, and the ways we change along with the territories we inhabit. For this first residency in Guadeloupe, Pianocean is joined by four artists whose unique and deeply rooted worlds resonate with the theme.

Jessica Laguerre is a Guadeloupean photographer whose work, at the crossroads of commission and artistic creation, delicately explores the sensitive links between body, gesture, and landscape. After a career change, she trained at INA in 2019 and has since developed a visual language shaped by poetry, silence, and a form of gentle rebellion. Since her first exhibition at the Festival Bleu Outremer that same year, she has paid close attention to fractures, the invisible, and the fleeting. Her work also questions the low visibility of women photographers in Guadeloupe, an engagement that runs through her research and creations. In 2023, she directed Muette, a short film denouncing sexual violence, and continued her path through artist residencies, including in Saint Lucia in 2024. Today, her work has become more introspective, with nature appearing as a space for transformation and metamorphosis.

Originally from Guadeloupe, Leedyah Barlagne has built a rich and sensitive artistic path weaving together singing, percussion, and transmission. A complete performer, she passionately explores the many forms of live performance, moving across creations that blend dance, theatre, music, and acrobatics. A lead singer with a voice both gentle and assertive, she has the rare ability to accompany herself on cajón and ka, sharing original compositions and covers within a powerful, organic universe. Her music sits at the crossroads of Caribbean rhythms and soul-jazz influences, between deep roots and a spirit of improvisational freedom.

Dori Selesprika, an unclassifiable artist from French Guiana, moves freely between forms and disciplines. A writer of poetry, theatre, fiction, chronicles, and songs, she is also a poetic and dramatic performer. Her voice, often shaped by questions of memory, identity, and territory, moves between the intimate and the political. On stage as in her writing, she gives body to words, making them alive, vibrant, and necessary.

Alongside them, singer Estéfanni will bring her voice as a sensitive thread between worlds. Her performances, marked by emotion and sincerity, are part of this shared search for a common language, one capable of expressing the island in all its nuances, its wounds, and its beauty.

Together, these artists will turn Frag’île into a living laboratory where perspectives meet, practices dialogue, and sensibilities echo one another. Photography, voice, music, and poetry become different ways of telling the story of island life, beyond clichés, close to what trembles and what endures.

A residency in collaboration with the AARC

A project supported by Creative Europe as part of the SEA – Sailing Export of Arts program

Formation World Sailing (PSMer-Survie) – FMH Voile

(english version below)
Je quitte la base des Glénans de Concarneau avec l’impression d’avoir reçu un gros shoot d’adrénaline injecté en intramusculaire. Non seulement parce qu’on a appris à le faire (injecter en intramusculaire), mais surtout parce que tous ces enseignements, c’est mon corps qui va s’en souvenir. Parce que savoir qu’on a un radeau de survie à bord, c’est pas la même chose que de monter dedans, engoncé dans une combinaison étanche et de se faire retourner avec 5 autres stagiaires jusqu’à se retrouver la tête sous l’eau, bloquée par le cul des copains, eux-mêmes coincés dans le radeau. Parce que quand, pendant 5 jours, tu apprends les gestes d’urgence en cas de noyade, commotion cérébrale, rupture du rachis, arrêt cardiaque, fracture ouverte, hémorragie et j’en passe… ton cerveau, ce gros malin, applique forcément la théorie à la pratique, en l’occurrence ton bateau et ton équipage, en l’occurrence : mon fils, mon compagnon, mes potes.
Et tu peux pas t’empêcher d’te dire : mais pourquoi on sait pas tout ça ? Pourquoi on nous a pas fait faire une journée supplémentaire de secourisme au lycée plutôt que de se taper la JAPD où, pour ma part, on m’a présenté un canon capable de, je cite, « dégommer une marmotte à 40 km » (oui, à Grenoble le référentiel est plutôt montagneux, on vise le Vercors…).
C’est pas certain que je me souvienne de tout. 5 jours, c’est beaucoup. Pas certain que je fasse aussi bien les points de suture sur mon pote que sur un pied de porc. Mais j’aurai, je l’espère, quelques réflexes, un protocole à suivre, quelque chose de solide sous les pieds quand tes jambes flageolent de peur. Alors, merci Les Glénans, une fois de plus. De tous les stages que j’y ai suivis, c’est de loin celui-ci qui m’aura le plus secouée — oui, oui, plus que les stages en embarqué du mois de février au large de Bréhat.
Je recommande cependant vivement de clôturer cette formation par un beau concert d’ Armel Dupas au piano, dont la générosité et la douceur valent largement la dose d’antalgiques recommandée dans la pharmacie de bord par la Fédé de voile. Et, malice de la vie qui te loupe jamais, le concert était accompagné d’une exposition de l’artiste plasticienne Delphine Soustelle Truchi, dont l’ouvrage Exercice Abandon, réalisé lors d’une résidence artistique à bord d’un cargo, m’a permis un joli pas de côté, et dont je cite la quatrième de couverture :
« À chaque nouvel embarquement, l’équipage au complet est tenu de participer à un certain nombre d’exercices, parmi lesquels l’exercice Incendie et Abandon Drill. Attentive à l’ambivalence du sens des mots, j’ai choisi Exercice Abandon comme titre de ce recueil qui s’accompagne d’une exposition. Abandonner, pour un marin, signifie quitter le navire. Pour l’artiste que je suis à ce moment-là, c’est accepter de perdre le contrôle. Confrontée des semaines durant au roulis et au tangage du cargo, un lâcher-prise s’est imposé dans mes expérimentations graphiques, me faisant abandonner la maîtrise du trait au profit d’un geste le plus neutre possible, alors juste tenu de capter en direct les mouvements de la mer et de cette coque d’acier. »

I’m leaving Les Glénans’ Concarneau base feeling like I’ve just had a massive shot of adrenaline injected straight into my muscles. Not only because we actually learned how to do that — intramuscular injections — but mostly because all these lessons, it’s my body that’s going to remember them.

Because knowing there’s a life raft on board is one thing — climbing into it, squeezed into a dry suit and getting flipped over with five other trainees until you find yourself upside down, head under water, trapped beneath your crewmates’ butts (themselves wedged in the raft), is another story entirely.

Because when, for five days, you practice emergency procedures for drowning, concussion, spinal injury, cardiac arrest, open fracture, hemorrhage — and more — your brain, that sneaky thing, can’t help but apply theory to practice. In this case: your boat and your crew. In this case: my son, my partner, my friends.

And you can’t help but think: why don’t we all know this stuff? Why didn’t they make us do an extra day of first aid at school instead of that pointless JAPD session where, in my case, they showed us a cannon capable — and I quote — of “taking out a marmot at 40 km.” (Yes, in Grenoble the references are a bit mountain-themed — we were aiming for the Vercors…)

I’m not sure I’ll remember everything. Five days is a lot. Not sure I’ll be as good at stitching up a friend as I was practicing on a pig’s foot. But I’ll hopefully have a few reflexes, a protocol to follow, something solid to stand on when your knees are shaking with fear.

So, thank you, Les Glénans — once again. Of all the courses I’ve taken there, this one shook me up the most — yes, even more than those offshore training sessions in February off Bréhat.

I do, however, highly recommend ending this training with a beautiful piano concert by Armel Dupas, whose generosity and gentleness are easily worth the painkillers recommended by the French Sailing Federation’s onboard pharmacy list.

And, because life always has a sense of mischief, the concert was accompanied by an exhibition by visual artist Delphine Soustelle Truchi, whose book Exercice Abandon — created during an artist residency aboard a cargo ship — gave me a lovely moment of perspective. From the back cover:

“With each new embarkation, the full crew must take part in a number of drills, including Fire Drill and Abandon Ship Drill. Sensitive to the ambiguity of words, I chose Exercice Abandon as the title of this collection, which comes with an exhibition. To abandon, for a sailor, means to leave the ship. For the artist I was then, it meant accepting to lose control. After weeks subjected to the roll and pitch of the cargo, a kind of letting go took hold in my graphic experiments, leading me to abandon mastery of the line in favor of a gesture as neutral as possible — one that merely sought to capture, in real time, the movements of the sea and of that steel hull.”

#PSMer #OffshoreMedicalTrainingFFVoile #LesGlénans #PianoPainkiller #ExerciceAbandon

Nouvelle Affiche – New Poster !!!

(english version below)

Pianocean Caribbean Tour 2026 – Une aquarelle signée Soizic Séon

Nous sommes heureux de vous dévoiler la nouvelle affiche du Pianocean Caribbean Tour 2026, réalisée par l’artiste peintre Soizic Séon. Une aquarelle lumineuse et sous marine, pour nous ammener de l’autre côté de l’Atlantique à bord de Lady Flow.

Soizic raconte :

« Aquarelle sous marine pour voilier concert qui fête ses 10 ans de tournées 🥳
Après la tournée aux Açores (dont j’ai fait l’affiche en 2023), la tournée aux Antilles de @pianocean agite mes pinceaux 🐠⛵🏝️
Merci Marieke pour la confiance, c’est toujours un grand plaisir de mettre en images des chapitres de ce projet incroyable.
Lady Flow, son piano, et tous ces futurs morceaux transatlantiques traversent cet hiver et vont remonter jusqu’au Canada en passant par le canal intercostal des USA 😳
Oui oui oui, rien que ça ! »

Merci à Soizic pour cette nouvelle création poissonnante et lumineuse !
Cap sur les Caraïbes pour une nouvelle traversée musicale ! 🌊🎹

Pianocean Caribbean Tour 2026 – A watercolor by Soizic Séon

We’re happy to unveil the new poster for the Pianocean Caribbean Tour 2026, created by artist Soizic Séon — a bright, underwater watercolor that carries us across the Atlantic aboard Lady Flow.

Soizic shares a few words about her work:

“An underwater watercolor for a sailing concert celebrating its 10th anniversary 🥳
After the Azores tour (for which I made the poster in 2023), the Caribbean tour of @pianocean is setting my brushes in motion 🐠⛵🏝️
Thank you, Marieke, for your trust — it’s always such a pleasure to illustrate new chapters of this incredible project.
Lady Flow, her piano, and all these future transatlantic tunes are crossing the winter seas and will sail up to Canada through the Intracoastal Waterway in the US 😳
Oh yes, that’s right!”

Many thanks to Soizic for this vibrant and “fishful” creation — full of light and movement!
Next stop: the Caribbean, for a new musical voyage! 🌊🎹

Retour à terre = Rentrée littéraire !

Retour à terre = Rentrée littéraire
Alors que je m’apprête, à peine mis pied à terre, à quitter la Drôme pendant de longs mois pour une tournée qui nous mènera de la Guadeloupe au Canada, je savoure comme jamais l’automne drômois. La vallée de la Drôme, c’est ma baie d’hivernage, de tous les endroits du monde, c’est là où mon ancre tient le mieux, enfouie dans le bruit des galets, sous le vent des Trois Becs. Rentrer « à terre », à la saison du brame du cerf et des tapis de trompettes, m’émerveille à chaque fois. Et puis, outre les cèpes dodus et les pieds-de-mouton croquants, poussent en cette saison d’autres délices que je m’empresse d’aller glaner à La Balançoire, ma librairie à Crest. Ô joie que cette rentrée littéraire où je dégotte coup sur coup deux nouveautés d’auteurs que j’adore : le tome 2 de L’Âge d’eau de Benj Flao au rayon BD, et le nouveau livre de Corinne Morel-Darleux, Du fond des océans les montagnes sont plus grandes, aux éditions Libertalia.
La malice veut que ces deux-là vivent dans la Drôme, ce qui ajoute une qualité de plus à cette région que j’aime tant et qui recèle décidément bien des trésors. Jubilation géopoétique totale que de regarder depuis mon bivouac les falaises du Glandasse et de savoir qu’elles abritent, en plus de sentiers de rando et de coins à champignons, les auteurs des livres que j’ai dans le sac.
Parce que ces deux livres sont des trésors : trésors de finesse et d’humanité, trésors d’intelligence et de tendresse, trésors des doutes semés et des possibles à explorer. Chacun à sa façon, Benj avec ses aquarelles vibrantes et sa poésie qui transpire par tous les pores du livre, Corinne avec son mordant et son sens redoutable de la formule, tous deux mus par une inquiétude écologique et sociale commune, irradiés l’un comme l’autre d’une capacité d’émerveillement et de joie à faire péter les digues.
Je repense à cette phrase de Nicolas Bouvier dans L’Usage du Monde : « Moi, par-dessus tout, c’est la gaieté qui m’en impose. » Phrase magnifiquement commentée par François Morel plus récemment sur France Inter : « La gaieté serait un courage, une attitude. La gaieté serait une volonté, une exigence, presque une morale. Une manière de s’opposer à un monde qui semble ne vouloir comprendre que la violence, le rapport de force, l’humiliation de l’autre. Dans une société hystérique, dans un monde à feu et à sang, la gaieté serait une vertu, une vertu apaisante et créatrice. Pas une indifférence au monde, pas un ravissement crétin, pas une béatitude hors sol, mais une éthique, un principe de vie, une philosophie. »
Ces deux livres se font écho, peut-être sans le savoir, par leur amour du vivant, par leur angoisse, par leurs jardins syntropiques, leurs embruns salés et leurs personnages truculents. Et moi qui aime par-dessus tout les clins d’œil, quelle jubilation encore que de retrouver dans les pages de L’Âge d’eau le bateau Honky Tonk de mes copains Bots et Soizic ; Soizic qui, à l’heure où j’écris ces mots, est en train de donner les derniers coups de pinceau à l’affiche de la tournée antillaise de Pianocean.
Clin d’œil aussi à mon itinéraire dans le livre de Corinne : Les Tropiques. Moi qui, à quelques mois du départ, ai du mal à appréhender ce nouveau territoire, ayant toujours été plus à l’aise dans les tourbières que sous les palmiers, quelle joie de savoir que son nouveau roman Chimères tropicales sortira en janvier (merde… je serai au milieu de l’Atlantique… pas de librairie flottante par là-bas…) et qu’il pourra m’accompagner dans ce nouveau voyage, rejoignant une bibliographie que je prépare à coups de commandes à La Balançoire : Édouard Glissant, Kenneth White, Maryse Condé…
M’accompagner. Parce que les livres, c’est ça. Des compagnons. Des compagnons de route et de déroute ; des épaules sur lesquelles s’appuyer, particulièrement bienvenues à cette période de l’année où, rentrant tout juste de ma tournée aux Canaries, j’ai toutes les peines du monde à répondre au fameux « Alors, c’était comment ? »… quand dans ma tête se bousculent encore les arbres sang-dragon, les forêts de sylves, le silbo gomero, les radeaux de migrants et les hôtels resort.
Et alors qu’il me reste à peine trois mois pour préparer une tournée de huit mois, une transatlantique et quelques 6 200 milles nautiques à parcourir de La Palma à Saint-Pierre-et-Miquelon, des Antilles à la Floride, des Bahamas à la Nouvelle-Écosse… Alors que le vertige de la distance, de la logistique, de l’endurance à venir me prend… eh bien ces compagnons-là m’offrent ce dont j’ai besoin : du courage, de la ténacité et, par-dessus tout, de la gaieté.
Car si chacun trace une route surface différente, la route fond est la même:  celle qui nous fait tenter de « hisser la beauté à la hauteur de l’absurde ». Et comme dirait ma pote Soizic : « Y’a du taf ! »
Alors je quitte la librairie en très bonne compagnie, et avant de retourner remplir des formulaires de permis de travail temporaire, je cite cette dernière phrase du livre de Corinne, qui sera sûrement le message automatique journalier que je vais encoder dans mon traceur satellite pendant la transat, et qui a franchement de la gueule : « Carpe that fucking Diem. Bisous iodés. »

Explorez la carte géo-poétique de Pianocean

🌍✨ Explorez la carte géo-poétique de Pianocean ✨🌍

La carte géo-poétique de Pianocean propose une autre façon de parcourir le globe : non pas en kilomètres, mais en chansons, en récits, en anecdotes de voyage.

Elle n’indique pas seulement des lieux : elle trace une géographie vécue. Chaque point condense une expérience qui dépasse la simple localisation pour devenir matière poétique où l’espace se mesure en intensité, en mélodie ou en avaries, selon !

📌 Plongez dans cette carte vivante, entre journal de bord et carnet poétique : https://www.zeemaps.com/view?group=3971449&x=-6.966022&y=41.983569&z=15

FIN DE LA TOURNÉE PIANOCEAN AUX CANARIES

🇫🇷FIN DE TOURNÉE !
Un très beau final à Santa Cruz de La Palma pour cette tournée Pianocean aux Canaries. Merci au public venu nombreux 🙏, merci à la Marina La Palma ⛵️ et merci aux îles et à leurs trésors cachés ✨. Dernier concert en images avec les superbes photos de Wioletta Wall 📸 : www.wiolettawall.com
🇪🇸FIN DE GIRA !
Un cierre precioso en Santa Cruz de La Palma para esta gira de Pianocean por Canarias. Gracias al público que vino en gran número 🙏, gracias a Marina La Palma ⛵️ y gracias a las islas y sus tesoros escondidos ✨. Último concierto en imágenes con las preciosas fotos de Wioletta Wall 📸: www.wiolettawall.com

🎵 Nouvelle vidéo — “Your Songs, My Anchor”

🎵 Nouvelle vidéo — “Your Songs, My Anchor”

Il y a certains artistes, certaines chansons, qui peuvent sauver la vie.
Ou du moins être de formidables compagnons de route. Surtout quand la route s’effrite.

Ça a été le cas pour moi pendant de nombreuses années avec Piers Faccini,
et plus récemment avec le groupe Black Sea Dahu et sa grâce déchirante, à qui cette chanson est dédiée.

Paroles

Your Songs, My Anchor

There’s something broken in your songs
As strange as it seems, it just keeps me from breaking
There’s something deep
That somehow keeps me afloat
Keeps me from drowning

There’s something bitter, that is so full of light
Like a constant effort, just like an endless fight
A tiredness, like a sigh on the embers
That’s strong enough to hold on to the flame
And I hold on just the same

Some of your songs, they are monsters
The Kraken of our nightmares
Some of your songs they’re heavy
As a stone, but still you’re singing
And you keep us from sinking

I who sail the world I need a shelter
I tie up to your songs, your songs : my anchor.


Traduction

Il y a quelque chose de brisé dans tes chansons
Aussi étrange que cela paraisse, ça m’empêche de me briser

Il y a quelque chose de profond
Qui, d’une certaine façon, me maintient à flot
Et m’empêche de couler

Il y a quelque chose d’amer et empli de lumière
Comme un effort constant, un combat sans fin
Une fatigue, comme un soupir sur les braises
Assez forte pour retenir la flamme
Tout comme je m’y accroche

Certaines de tes chansons sont des monstres
Les krakens de nos cauchemars
Certaines sont lourdes
Comme la pierre, mais tu continues de chanter
Et tu nous empêches de sombrer

Moi qui navigue à travers le monde, j’ai besoin d’un abri
Je m’amarre à tes chansons. Tes chansons : mon ancre.

🎬 Court métrage : “A Day with Pianocean” !!!

Il y a 10 ans, jour pour jour, le 14 mars 2015, je donnais le tout premier concert de Pianocean. ✨ Aujourd’hui, nous fêtons cet anniversaire  avec la sortie du court-métrage “A Day with Pianocean” !

📽️ Video: Dinis Sottomayor | Drone: Sébastien Flamen
✂️ Editing: David Laurent
🎧 Mixing: Damien Luçon
✨ Merci à l’ADAMI de soutenir l’invisible !
Derrière chaque création, chaque projet artistique, il y a un chemin, des essais, des ajustements, des moments de doute, tâtonnements… autant de fragments essentiels qui restent souvent dans l’ombre.

Avec “A Day with Pianocean”, nous voulions aussi mettre en lumière le voyage autant que la destination. Et c’est précisément ce que l’ADAMI a compris et choisi de soutenir : le processus créatif dans toute sa richesse, pas seulement le résultat final.

Un immense merci à l’ADAMI pour cette vision et ce soutien précieux, qui font tant de bien à ceux qui créent. 💙

“A DAY WITH PIANOCEAN” – Court métrage – Mars 2025

🎬 Travail en cours !
Nous sommes ravis de vous annoncer la production en cours de notre court-métrage “A Day with Pianocean”, une immersion poétique et salée pour célébrer les 10 ans de cette incroyable aventure.

🌊🎹 Préparez-vous à embarquer en mars pour ce voyage unique ! Avec le précieux soutien de l’ADAMI

CD et LIVRES DÉDICACÉS POUR NOËL !

🎁CD et LIVRES DÉDICACÉS POUR NOËL !
Faites découvrir l’aventure Pianocean à vos proches, à écouter ou à lire !
Pour recevoir les exemplaires dédicacés, envoyez-moi un message ici ou à assopianocean@hotmail.com lors de votre commande !